5 grandes tendances qui redessinent l’hôtellerie en 2026
Technologie, personnalisation, durabilité, bleisure et bien-être : les tendances clés qui redéfinissent l’hôtellerie à l’horizon 2026.

La technologie au service de l’humain
En 2026, la transformation digitale n’est plus un facteur de différenciation, mais un standard opérationnel dans l’hôtellerie. Les technologies sans contact (check-in et check-out mobiles, paiements dématérialisés, clés numériques et services F&B digitaux) sont désormais largement intégrées aux parcours clients. Plus de 60 % des dirigeants du secteur estiment que ces technologies constituent la base des opérations hôtelières (Skift & Oracle Hospitality, 2022).
L’intelligence artificielle s’inscrit désormais au cœur des modèles d’exploitation hôtelière. Son rôle n’est pas de remplacer l’humain, mais de renforcer la qualité de l’expérience relationnelle en automatisant les tâches répétitives et transactionnelles (arrivées, confirmations, demandes simples, etc…) afin de libérer du temps pour les équipes et de recentrer le service sur des interactions à forte valeur ajoutée (Hospitality Insights by EHL, 2024).
Les chatbots et la messagerie automatisée illustrent cette évolution structurelle du secteur touristique. Selon une étude de Skift et Oracle Hospitality (2022), 73 % des voyageurs se déclarent intéressés par ces outils pour répondre à des demandes simples. Capables de traiter entre 60 et 80 % des requêtes courantes, ces technologies permettent de fluidifier le parcours client, d’améliorer la réactivité du service et de répondre durablement à la pénurie de main-d’œuvre. À l’horizon 2026, la technologie devient ainsi un levier d’équilibre entre efficacité opérationnelle, cohérence du service et maintien d’une relation humaine de qualité (Food Hotel Tech, 2025).
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L’hyper-personnalisation comme nouveau marqueur de l’identité hôtelière
L’hôtellerie entre dans une phase d’hyper - personnalisation, portée par l’IA, la data et les CRM unifiés. Les voyageurs attendent désormais que les établissements reconnaissent leurs préférences et adaptent l’expérience dans sa globalité (chambre, horaires, offre F&B, services et expériences proposées). Si 61 % des clients se déclarent prêts à payer plus cher pour une expérience personnalisée, seuls 23 % estiment en avoir réellement bénéficié lors de leur dernier séjour, révélant un potentiel encore largement inexploité (Hospitality Insights by EHL, 2023).
En 2026, la personnalisation dépasse le cadre du service pour devenir un élément structurant de l’image de marque. Elle permet non seulement d’améliorer la satisfaction et la fidélité, mais aussi de justifier un positionnement tarifaire premium dans un contexte inflationniste, en renforçant la valeur émotionnelle perçue du séjour.

La durabilité, une attente forte confrontée aux réalités de décision
La durabilité s’impose comme une attente largement partagée dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie avec 83 % des voyageurs considérant le tourisme durable comme important dans leurs décisions de voyage (Booking.com, 2023). Cette prise de conscience se heurte toutefois à des réalités opérationnelles et comportementales. Un client d’hôtel génère en moyenne environ 1 kg de déchets par nuit, dont près de la moitié est constituée de papier, de plastique et de carton (Hospitality Insights by EHL, 2024).
Pour y répondre, les établissements intègrent de plus en plus des solutions technologiques fondées sur l’intelligence artificielle afin d’optimiser la consommation énergétique, la gestion des stocks et la réduction du gaspillage alimentaire. Des outils de prévision des ventes, d’analyse en temps réel des déchets ou d’optimisation des commandes fournisseurs permettent d’ajuster la production aux usages réels et de limiter les pertes à la source. L’IA permet donc de transformer les objectifs de durabilité en actions concrètes, en mesurant précisément les consommations, en réduisant les pertes et en optimisant les coûts, sans alourdir les opérations quotidiennes des établissements (Food Hotel Tech, 2025).
Cependant, cette attente ne se traduit pas systématiquement en critère décisif au moment de la réservation. Si 45 % des voyageurs estiment essentiel de voyager de manière plus durable, 28 % considèrent leur temps de voyage trop précieux pour placer la durabilité en tête de leurs priorités (Booking.com, 2024). À l’horizon 2026, l’enjeu pour les hôteliers consiste donc à intégrer la durabilité de manière opérationnelle, afin de générer de l’impact et de la valeur, tout en rendant ces engagements plus lisibles, crédibles afin que ce pilier devienne un critère de décision des voyageurs.

L’essor du « bleisure » : l’hôtel entre travail et loisirs
La généralisation du télétravail et des politiques de « work from anywhere » redéfinit durablement les usages du voyage. En 2026, 89 % des voyageurs d’affaires souhaitent ajouter du temps de loisirs à leurs déplacements professionnels (American Hotel & Lodging Association 2026) et 76 % des voyageurs d’affaires ont déjà combiné travail et loisirs au moins une fois au cours de leur carrière (Navan, 2026).
Cette évolution structurelle soutient la croissance rapide du marché du bleisure, qui pourrait atteindre 731,4 milliards de dollars d’ici 2032, portée par l’effacement progressif des frontières entre sphères professionnelle et personnelle (Allied Market Research, 2023). Les hôtels adaptent leurs espaces et leurs services (coworking, connectivité renforcée, flexibilité des séjours) pour répondre à ces nouveaux usages.
En 2026, le « bleisure » ne constitue plus un segment de niche, mais une forme dominante du voyage professionnel. L’hôtel devient un lieu hybride, à la croisée du travail, du repos et de la socialisation, reflétant l’évolution durable des modes de travail et de mobilité.

Le bien-être et les expériences immersives au cœur de “l’Experience Economy”
L’hôtellerie s’inscrit pleinement dans « l’experience economy », dans laquelle les expériences (voyages, bien-être et événements sociaux) constituent le segment de dépenses connaissant la croissance la plus rapide à l’échelle mondiale (Bain & Company & Altagamma, 2024). Dans ce contexte, le bien-être dépasse le cadre traditionnel du spa pour devenir un pilier central de l’expérience hôtelière globale.
En 2026, les voyageurs recherchent désormais des expériences immersives, émotionnelles et transformatrices, intégrant participation active, stimulation sensorielle et engagement émotionnel (Hospitality Insights by EHL, 2024). L’essor des voyages bien-être s’explique également par un contexte postpandémique marqué par une augmentation du stress et une quête accrue de sens. Les générations Z et millennials consomment davantage de services liés au bien-être, tandis que les voyageurs bien-être dépensent significativement plus que les autres segments touristiques (+41 % pour les voyages internationaux et +175 % pour les voyages nationaux) (McKinsey & Company, Sense of Wellness Magazine, 2025).
À l’horizon 2026, le bien-être devient un levier stratégique de différenciation et de fidélisation. Plus qu’un service additionnel, il constitue un élément structurant de la valeur perçue du séjour et de la capacité des hôtels à proposer des expériences authentiques, cohérentes et durables.
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